Exposición en Paris, Ile-de-France, Francia

Quaternary Unfolded

Dónde:
Galerie Jocelyn Wolff / 78, rue Julien-Lacroix / Paris, Ile-de-France, Francia
Cuándo:
14 mar de 2021 - 22 may de 2021
Inauguración:
14 mar de 2021
Precio:
Entrada gratuita
Organizada por:
Artistas participantes:
Enlaces oficiales:
Web 
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Descripción de la Exposición
La Galerie Jocelyn Wolff est heureuse d’annoncer sa nouvelle collaboration avec Irene Kopelman. Née à Cordoba en Argentine, en 1974, elle a étudié à la Facultad de Artes, Universidad Nacional de Córdoba, puis à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam (NL). Elle reçoit ensuite un Doctorat en Fine Arts, en collaboration avec la Utrecht Graduate School of Visual Art and Design (NL) et Kuvataideakatemia (The Finnish Academy of Fine Arts) (FI). Elle vit et travaille à Amsterdam. Irene Kopelman explore les liens entre sciences naturelles et pratique artistique, qui partagent des enjeux communs de recherche et de transmission de compréhension du monde, elle s’associe depuis 2005 à des programmes scientifiques. Les résidences qu’elle entreprend en collaboration avec des laboratoires scientifiques lui permettent de mettre en place ses propres sujets de recherche et protocoles de travail. Elle a exposé dans de nombreuses institutions telles que La Verrière, Fondation d’Entrerprise Hermès, à Bruxelles, au ... CRAC Alsace, Altkirch, au MALBA à Buenos Aires, au Witte de With à Rotterdam, ainsi qu’au MAMAC, Nice, et au Museo Emilio Caraffa, Cordoba, Cette exposition marque le début d’une collaboration régulière avec la galerie Jocelyn Wolff et accueille différents projets, dont le plus récent est issu de sa résidence actuelle menée en Alpes-Maritimes, où elle étudie les organimes marins. La résidence au Laboratoire de Biologie du Développement de Villefranche-sur-Mer (LBDV) est menée au sein de l’Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement de Nice (IRCAN) – Université Côte d’Azur, CNRS, INSERM; du Laboratoire de Biologie du Développement de Villefranche-sur-Mer (LBDV), de l’Institut de la Mer de Villefranche-sur-Mer, IMEV, Sorbonne Université, CNRS; avec le soutien de l’Université Côte d’Azur, et avec le précieux concours d’Eric Röttinger (IRCAN) et de Stefano Tiozzo (LBDV). Cette résidence est chapeautée par le MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice). - - - - - - - - - «Perseverance» Comme tout le monde, j’ai écouté fin Février l’enregistrement du vent qui souffle sur Mars. Captée par le robot Perseverance cette étrange bourrasque est le premier son jamais recueilli sur la planète. Je découvre exactement au même moment le projet qu’Irene Kopelman a dédié à la couleur jaune: On Yellows, initié en 2018. En Argentine, elle identifie grâce à un réseau de scientifiques un terrain « chromatiquement favorable » à Famatina, dans la province de La Rioja, qui réunit différents facteurs: des microorganismes qui réagissent à la chaleur (« thermophiles »), des variations d’oxyde de fer et certaines propriétés du grès. Dans le texte qui accompagne la version publiée du projet, Irene note que certains de ces paysages, à cause de ces nuances chromatiques inouïes, sont souvent comparés à Mars car ils servent à comprendre l’ancienne vie bactérienne sur la planète. En 2018, elle organise deux séjours à Famatina, où elle collecte, recueille, observe, photographie, dessine. Comme elle l’écrit, un site lui permet de constituer une « boîte à outil » qui aura son rôle à jouer plus tard, une fois revenue dans l’atelier. Entendre le vent souffler sur Mars produit un effet étrange qui bouleverse nos boîtes à outils - celles que chacune et chacun d’entre nous se fabrique pour décrypter et comprendre le monde qui nous entoure. Je me demande si du vent soufflait en Argentine lorsqu’Irene est allée observer là-bas la couleur jaune qui la fascine et si oui, comment elle l’aurait recueilli. Je suis frappée par une discussion entendue au même moment à la radio avec le philosophe environnemental australien Glenn Albrecht. Dans son dernier ouvrage, Les émotions de la terre. Des nouveaux mots pour un nouveau monde, il travaille à inventer les mots capables de dire et décrire les nouvelles émotions suscitées par notre rapport au monde et au vivant. Beaucoup (mais pas seulement) d’émotions négatives: inquiétude, détresse - les défaillances et les atteintes commises contre les écosystèmes nous touchent plus qu’on ne le pense. Il nomme « écoanxiété » une inquiétude liée à un environnement changeant et incertain: « L’écoanxiété affecte les gens qui se soucient encore un peu de l’état de l’environnement (1). » Il nomme « écoparalysie » « la réaction logique face à l’ampleur du problème, face aux dilemmes rencontrés, face à l’impuissance ressentie pour les résoudre par une action personnelle.(2)» Je ne sais pas exactement ce qui sert de déclencheur aux voyages qu’entreprend Irene. Je sais qu’une fois sur place, un geste semble immuable: elle dessine. Argentine, Panama, Inde, Malaisie: partout, sa main suit son regard et ainsi les contours des feuilles, des arbres, des pigments, des mangroves, des forêts, des glaciers ou du plancton parviennent jusqu’à moi. Parce que je n’entendrai jamais le vent souffler sur Mars « en vrai », parce que je ne saurai jamais observer convenablement le plancton, sa démarche dissout en partie ce qu’Albrecht appellerait mon écoanxiété. Nous échangeons des emails dans la semaine qui précède le montage de son exposition. Mes messages trahissent sans doute ces réflexions. Je suis embarrassée car mes questions sont vastes comme les continents. Comment en faire le tour? Plusieurs « hmmmmm » ponctuent les réponses d’Irene – manière de penser à voix haute, de se laisser le temps, peut-être aussi d’arpenter en pensée cette amplitude que je lui soumets et qui est bien entendu insoluble. Par exemple, elle m’écrit à propos du montage de son exposition: « we will be taking lot of decisions on site. » Je lui demande ce qu’elle met derrière ce mot, « site », et si l’exposition à venir, qui rassemble tant de sites, de voyages, de missions, est comme un nouveau site, un nouveau paysage. « Hmmmm », dit-elle. Oui, l’exposition vient fixer, stabiliser quelque chose de ses expéditions. Mais ensuite les pièces réintègrent un flux, un flow – leur vie. Je lui demande si elle aussi elle est parfois inquiète. Elle me raconte qu’en 2010 lors d’un projet mené en Antarctique elle comprend qu’elle regarde quelque chose – un paysage - sur le point de disparaître. Mais elle me dit qu’elle essaie de laisser l’inquiétude au fond, derrière, dans le « background » parce qu’en fait ce qui compte le plus c’est ce pouvoir (« agency ») que lui donne ses échanges avec les équipes, les guides, les géologues, les biologistes - les personnes qui rendent son travail possible et qui apaisent d’une certaine manière ses inquiétudes à elle. Ainsi une sorte de maillage, un réseau, un système transmission fonctionne à bas bruit et offre du réconfort. Ces boucles vertueuses, euphorisantes, doivent être fêtées. Je songe aux textes de l’essayiste et poétesse écossaise Kathleen Jamie, une autre exploratrice qui met elle aussi des mots sur la façon dont le monde naturel, lorsqu’il est dignement observé, continue de nous réjouir: « Alors tu l’as vraiment fait cette fois, tu t’es perdue dans la forêt, comment est-ce arrivé? Les pins sylvestres craquelés dressés tout autour et les myrtilles dessous et les fougères flétries car nous sommes en octobre et tu n’entends rien, le bruit étouffé d’une feuille qui tombe pour rejoindre ses soeurs par terre. Tu te tiens coite. Derrière chaque arbre, d’autres arbres. Au-dessus: des échappées de ciel d’ivoire. (…) À présent il y a un papillon. Il apparaît en voletant devant toi. Si c’était un conte de fée il t’inviterait peut-être à le suivre, mais il ne fait que passer et ira aplatir ses ailes grises contre le tronc gris d’un arbre. Il n’a jamais été vu auparavant et ne le sera plus jamais, voilà – c’était son unique apparition dans le monde des humains et maintenant c’est terminé (3). » Clara Schulmann ------------------------------ (1) Glenn Albrecht, Les émotions de la terre. Des nouveaux mots pour un nouveau monde (2019), Les liens qui libèrent, 2021, p.139. (2) Ibid., p.149. (3) Kathleen Jamie, « La voix de la forêt », in Strates (2019), éditions La Baconnière, 2020, p.227-228.

 

 

Entrada actualizada el el 22 jul de 2021

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